2014 – Quel avenir pour le marché de l’immobilier ?

D’après les chiffres annoncés par les grands réseaux d’agents immobiliers, les prix de l’immobilier en 2014 devraient beaucoup ressembler à ceux de 2013 ! Malgré une baisse de près de 2 % du tarif des logements anciens, les taux d’intérêt bas et toujours plus de demandes que d’offres, les ventes ont chutées de 50 000 unités.
En effet, d’après Guy Hoquet, les ventes de logements anciens sont passées de 650 000 en 2012 à 600 000 en 2013. Les raisons de cette baisse sont multiples : augmentation du chômage, peu d’augmentations salariales, réticence à devenir propriétaire à cause des changements de lois répétés… Toujours selon Guy Hoquet, le nombre de transactions pourraient encore décroître de 3 % en 2014. Les chiffres tendent également à montrer que le marché des logements neufs recule. En effet, de septembre à novembre 2013, on constate une baisse de 17 % des octrois de permis de construire par rapport à la même période en 2012.

Pour la première fois depuis 15 ans : les prix baissent à Paris

Le prix des logements anciens à Paris recule ! Le monde de l’immobilier est sous le choc. En effet, à Paris, les prix de l’immobilier grimpaient de plus en plus pour atteindre une évolution de 180 % en 10 ans. D’après Elix Rizkallah, président du réseau Laforêt, la baisse des prix de -3,9 % notée par Century 21 est particulièrement notable sur les grands appartements du XVIe et du XVIIe arrondissement. L’impact serait presque inexistant sur les petites surfaces du XIXe et du XXe arrondissement. Ce phénomène est certainement lié à deux facteurs : la crainte des « particuliers-investisseurs » quant aux décisions du gouvernement (changements des lois) et le changement de comportement des potentiels acheteurs. En effet, aujourd’hui, les méthodes pour préparer son achat immobilier et négocier le prix de vente évoluent : les acheteurs n’hésitent plus à différer leur achat pour faire baisser les prix !

Baisse et hausse des prix de l’immobilier : quels impacts sur le long terme ?

L’analyse des baisses et des hausses du marché de l’immobilier sur le long terme peut surprendre ! En effet, le vieil adage selon lequel le prix de l’immobilier augmente, quoi qu’il arrive, sur de longues périodes, n’est pas vraiment justifié. Selon les recherches de Thomas Grjebine, économiste au CEPII, en 2010, les prix de l’immobilier aux États-Unis étaient les mêmes que ceux pratiqués en 1864. Toujours d’après Thomas Grjebine, les prix de l’immobilier en Norvège dans les années 90 étaient identiques à ceux pratiqués un siècle plus tôt. Enfin, en France, les prix de l’immobilier ont fortement augmenté à la fin de la Seconde Guerre Mondiale pour rattraper le niveau existant avant 1914 et ensuite se lisser pendant 30 ans (à raison de +1 %/an). Enfin, le boom connu entre 2009 et 2012 (+47 %) en France ne devrait pas durer et les prix réels commencent déjà à légèrement chuter.

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