Les prix de l’immobilier font de la résistance malgré un marché atone

« L’attentisme pré-électoral s’est mué en attentisme fiscal et celui-ci pourrait perdurer au-delà du calendrier budgétaire », estime la Chambre des notaires dans sa dernière note de conjoncture. Pour l’ensemble du territoire national, les notaires confirment la baisse des transactions dans l’immobilier ancien. En province, le recul atteint 17 % à fin août, et en Ile-de-France, 23 % pour les maisons et 20 % pour les appartements. Pour l’ensemble de l’année 2012, les volumes devraient se situer aux alentours de 650 000 ventes, bien en deçà des plus ou moins 800 000 ventes des années 2000 à 2007 et 2011. « En 2013, on peut d’ores et déjà anticiper que le marché se contractera encore en termes de volumes, passant sous le seuil des 600 000 ventes », estime la Chambre, « à moins que l’annonce d’un retour du PTZ dans l’ancien se concrétise ». Sur le terrain des prix, les indices NOTAIRES-INSEE du 2e trimestre reflètent sur un an une stabilité du prix des appartements (+ 0,1 %) et une baisse du prix des maisons (- 1,3 %). Les marchés restent cependant très hétérogènes. La Chambre des notaires table sur une baisse des prix de l’ordre de 10 % sur 2 ans à fin 2013. Concernant le marché de l’immobilier neuf, le constat paraît plus clair. Selon les notaires, « les réservations des primo-accédants et des investisseurs ne sont plus toujours suffisantes pour permettre aux promoteurs d’atteindre l’objectif de 40 % de pré-commercialisation, ce qui entraîne l’abandon de certains projets ». Les volumes de ventes escomptés pour 2012 – 75 000 – devraient être cependant atteints compte tenu du maintien de l’avantage fiscal [ndlr : dispositif Scellier] jusqu’à la fin de l’année, « mais en 2013 et au-delà, en l’état actuel du texte [ndlr : annonce du dispositif d’investissement locatif Duflot], nous doutons que le chiffre de 40 000 ventes à investisseurs puisse être atteint », estime la Chambre

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